Lorsqu'un avenant augmente le montant du marché, l'incidence financière est souvent calculée en comparant le nouveau montant au montant initial M0. C'est une erreur : le montant M0 est aux conditions économiques de la date de base, tandis que les prestations de l'avenant sont valorisées aux conditions du moment.
On additionne des euros qui ne valent pas la même chose. La comparaison n'est plus homogène — et le seuil de 15 % se trouve artificiellement comprimé, au détriment de l'acheteur.
Le texte est explicite : pour le calcul du montant d'une modification, « l'acheteur tient compte de la mise en œuvre de la clause de variation des prix ».
La DAJ l'a confirmé dans son guide 2019. Une réponse ministérielle (JO Sénat, 16 juin 2016) l'illustre : « lorsqu'une clause de variation a augmenté de 4 % le prix initial, la valeur de la modification est calculée à partir du prix initial augmenté de 4 % ».
Plus la révision a joué, plus la base de référence est haute, plus le seuil de 15 % est élevé. Ignorer ce mécanisme, c'est se priver d'une marge de manœuvre que le code donne expressément.
Quatre fondements sont disponibles, avec des seuils différents :
Le cumul des modifications des deux dernières catégories se suit dans le tableau ci-dessous.