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Simulateur de remboursement d'avance

Visualisez mois par mois le remboursement de l'avance et vérifiez que les conditions prévues dans le marché n'exposent pas l'acheteur à un trop-perçu.
Confidentialité assurée — vos données ne quittent pas votre ordinateur. Cet outil est un simple fichier HTML qui fonctionne entièrement dans votre navigateur. Aucune connexion internet n'est nécessaire pour l'utiliser, aucune donnée n'est transmise vers un serveur, aucun tiers n'a accès à vos analyses. En bref : cet outil remplace votre bon vieux tableur Excel.
Mode d'emploi — sauvegarde et partage des données
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Saisissez vos données dans le simulateur : paramètres du marché et acomptes mensuels. Les calculs se mettent à jour en temps réel.
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Exportez en JSON via le bouton "⬇ Exporter JSON" pour sauvegarder votre simulation sous forme d'un fichier .json sur votre ordinateur.
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Réimportez à tout moment : ouvrez le panneau "↕ Données JSON", collez le contenu de votre fichier dans le champ texte, puis cliquez sur "⬆ Importer". Toutes vos données sont restaurées instantanément.
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Partagez facilement : transmettez simplement le fichier .json par email ou messagerie. Le destinataire l'importe dans sa propre copie de l'outil pour retrouver la simulation à l'identique.

1. L'avance dans les marchés publics

Qu'est-ce que l'avance ?

L'avance est une somme versée au titulaire avant même qu'il commence à exécuter les prestations. Elle n'est pas liée à un service rendu — c'est ce qui la distingue de l'acompte, qui lui correspond à des travaux ou services déjà réalisés.

Son rôle est simple : aider l'entreprise à financer le démarrage du marché — achats de matériaux, mobilisation de personnel, location de matériel — sans attendre les premières factures.

Qui peut en bénéficier ? Tout titulaire d'un marché de plus de 50 000 € HT dont la durée d'exécution dépasse 2 mois. Depuis octobre 2020, le taux n'est plus plafonné et l'acheteur n'est plus tenu d'exiger une garantie bancaire.

Une somme qui doit être intégralement récupérée

L'avance doit être intégralement récupérée par l'acheteur avant la fin du marché. Concrètement, à partir d'un certain stade d'avancement, l'acheteur déduit une fraction de l'avance sur chaque facture — jusqu'à remboursement total.

Le marché doit préciser à partir de quel niveau d'exécution ce remboursement commence, et à quel stade au plus tard il doit être terminé. Si le marché ne prévoit rien sur ce point, ce sont les règles qui s'appliquent si le marché ne prévoit rien qui entrent en jeu automatiquement.

2. Les règles qui s'appliquent si le marché ne prévoit rien

Une logique simple : plus l'avance est élevée, plus tôt elle est remboursée

Les articles R.2191-11 et R.2191-12 du Code de la commande publique fixent les modalités applicables par défaut. Leur principe est le suivant : plus le taux d'avance est élevé, plus tôt le remboursement commence. L'objectif est de faire en sorte que l'acheteur ne verse jamais plus que le montant total du marché.

Quand commence le remboursement ?
  • Avance ≤ 30 % du marché : le remboursement démarre quand les prestations exécutées atteignent 65 % du montant TTC — soit 30 + 65 = 95 %, en dessous du seuil des 100 % ;
  • Avance > 30 % du marché : le remboursement démarre dès la première facture, car tout délai supplémentaire ferait mécaniquement dépasser les 100 %.
Quand est-il terminé ?
  • Avance < 80 % : remboursement achevé quand les prestations atteignent 80 % du montant TTC ;
  • Avance ≥ 80 % : remboursement achevé quand les prestations atteignent le montant de l'avance versée.

Un frein réel pour les avances supérieures à 30 %

Ces règles protègent l'acheteur — mais elles peuvent être sévères pour le titulaire. Quand l'avance dépasse 30 %, le remboursement commence dès la première facture, au moment même où l'entreprise en a encore le plus besoin pour financer l'exécution du marché.

L'acheteur peut tout à fait prévoir autre chose dans le marché — par exemple décaler le début du remboursement à un stade plus avancé de l'exécution, pour laisser plus de souplesse à l'entreprise. Cette possibilité est ouverte par le Code.

Mais ce choix a une contrepartie : si les paramètres sont mal calibrés, l'acheteur peut se retrouver à avoir versé plus que le montant du marché avant même que le premier remboursement intervienne. C'est ce qu'on appelle le trop-perçu.

3. Quand l'acheteur prévoit des conditions différentes : le risque de trop-perçu

Comment ça se produit ?

Le trop-perçu ne se produit pas avec les règles par défaut — elles sont précisément conçues pour l'éviter. Il apparaît uniquement quand l'acheteur prévoit des conditions différentes dans le marché : taux d'avance plus élevé, début du remboursement plus tardif, ou les deux à la fois.

Le mécanisme est simple : si le taux d'avance et le seuil de déclenchement du remboursement dépassent ensemble 100 %, l'acheteur a déjà versé plus que le montant total du marché avant que le remboursement ne commence.

Exemple : marché de 100 000 €, avance à 40 %, remboursement à partir de 65 % d'exécution. Quand le remboursement démarre, l'acheteur a versé 40 000 € d'avance + 65 000 € d'acomptes = 105 000 €. 40 + 65 = 105 % : le dépassement était évitable dès la rédaction du marché.

Les conséquences concrètes

Juridiquement, ce n'est pas bloquant : un acompte n'est pas un paiement définitif (art. R.2191-20 du CCP). L'excédent sera récupéré sur les factures suivantes ou, si ce n'est pas possible, par un ordre de reversement adressé au titulaire.

En pratique, c'est plus compliqué. Cette situation peut provoquer :

  • des blocages dans les logiciels financiers de l'acheteur ou du comptable public, qui ne sont pas toujours paramétrés pour gérer ce cas ;
  • des retards dans le circuit de paiement des services financiers qui, face à un dépassement de 100 %, peuvent hésiter ou bloquer le traitement ;
  • une régularisation en fin de marché qui peut s'avérer lourde à gérer, notamment si elle nécessite un ordre de reversement distinct.
↗ Arnaud Latrèche, AAP — Juin 2022

4. Pourquoi utiliser ce simulateur ?

Tester les paramètres avant de rédiger le marché

Cet outil permet de voir, avant de rédiger quoi que ce soit, ce que donnent concrètement les paramètres envisagés — taux d'avance, seuil de début et de fin de remboursement — sur les flux financiers du marché, mois par mois.

Il signale immédiatement si la combinaison retenue produit un trop-perçu, et à quel moment. L'acheteur peut ainsi trouver le bon réglage : favorable à l'entreprise, mais sans risque comptable.

Règle à vérifier : taux d'avance + seuil de début de remboursement ≤ 100 %. Le simulateur l'affiche en temps réel sous les paramètres.

Utile quel que soit le taux d'avance

Avec un taux ≤ 30 % : les règles par défaut fonctionnent bien et ne créent pas de trop-perçu. Le simulateur reste utile pour voir l'impact du remboursement mois par mois, en particulier sur les marchés où la facturation est irrégulière ou concentrée en fin d'exécution.

Avec un taux > 30 % : le simulateur est indispensable. Il permet de tester différents seuils de déclenchement et de trouver un réglage qui reste sous les 100 %, tout en offrant à l'entreprise des conditions plus souples que la règle par défaut.